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Accès à la formation : Comment les inégalités cassent cette dynamique ?



À l’aube de 2023, l’information semble partout, de même que se former semble être devenue plus simple. Pourtant, paradoxalement, les inégalités sociales ont eu un impact majeur sur l’accès à la formation malgré la volonté affirmée par le gouvernement de faciliter cet accès. C’est ce que révèle le bulletin de recherche publié par la CÉREQ publié en mars 2022. Il met en lumière une réalité plus nuancée entre les objectifs d’amélioration d’accès à la formation énoncés par le gouvernement et les comportements des individus, mais aussi des entreprises.


Au programme

  • Pourquoi favoriser l’accès à la formation ?

  • État des lieux de l’accès à la formation

  • 3 clés pour rendre la formation plus accessible


Pourquoi favoriser l’accès à la formation ?

Les pouvoirs publics ont pris conscience depuis de nombreuses années de l’importance de favoriser l’accès à la formation. En effet, la nécessité de s’adapter au contexte économique fluctuant et aux enjeux sociétaux tels que l’urgence climatique où la quête de sens au travail ont obligé ces dernières à réfléchir de façon pragmatique.



Sécuriser les parcours professionnels

Depuis la loi du 5 septembre 2018 en faveur de la liberté de choisir son avenir professionnel, la formation, le législateur a acté son ambition d’accompagner plus concrètement les évolutions de l’emploi.

Pour y parvenir, le compte personnel de formation a joué un rôle déterminant pour faciliter le choix des salariés quant à la formation qu’ils désirent suivre sans pour autant solliciter l’accord de leur entreprise.


Répondre aux obligations légales en tant qu’employeur

Le monde du travail est en perpétuel mouvement. Les entreprises ne peuvent rester dans une approche Tayloriste de leurs collaborateurs. Dans ce contexte-ci, il convient d’apporter une approche plus qualitative des salariés pour à la fois les engager davantage et en faire un vrai levier de performance.

La gestion des compétences s’impose alors comme un axe central. Ainsi, le législateur l’a imposé à l’ordre du jour des entreprises depuis l’émergence de la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC). Pour favoriser la montée en compétences de tous et l’employabilité, la GPEC a évolué vers une politique de gestion des emplois et parcours professionnels (GEPP). Cette dernière concerne les entreprises de plus de 300 salariés et ambitionne de mieux répondre aux défis économiques et ceux de l’employabilité des collaborateurs.


Élargir ses domaines de compétences

Les résultats de l’étude Défis menés par le CEREQ ont mis en évidence plusieurs lignes de fractures majeures dans l’accès à la formation. Et ce, dès 2015, soit bien avant la crise sanitaire de 2020. Une majorité de cadres et de salariés en CDI dans de grandes entreprises se forment alors que ce chiffre descend à seulement 19 % pour les ouvriers non qualifiés.

Les pratiques managériales telles que les feedbacks réguliers jouent donc un rôle central pour :

Libérer le potentiel de ses équipes ;

– Et inciter chacun à élargir son domaine de compétences.




État des lieux de l’accès à la formation

À la crise sanitaire a succédé une crise géopolitique majeure avec des effets forts sur le marché du travail. Quels effets cela a-t-il pu avoir sur les comportements en matière de formation ?


Les points positifs à retenir

Entre mars 2020 et mai 2021, plus de 40 % des salariés ont déclaré avoir suivi une formation. Preuve que la démocratisation de l’accès à la formation est bien en marche. La formation à distance ou en learning s’est aussi largement démocratisée. Ce sont d’ailleurs près de 60 % des formations qui, sur la période 2020-2021, se sont déroulées à distance.


Les points négatifs à améliorer

La démocratisation de la formation a jeté une lumière crue sur les inégalités d’accès à celle-ci. En effet, seul un tiers des ouvriers ont suivi une formation durant la crise sanitaire. Par ailleurs, les salariés des grandes entreprises et ceux en CDI représentent la majorité des personnes qui se forment.

Les ouvriers ont tendance à se contenter des formations dites obligatoires telles que le CACES alors même qu’ils sont les premiers à avoir besoin d’élargir leurs compétences.





Les trois clés pour rendre la formation plus accessible encore

L’entreprise a un rôle primordial à jouer

Malgré la volonté affichée par les pouvoirs publics de faciliter l’accès à la formation sans recourir à l’accord de l’entreprise, cette dernière est souvent source de propositions. Cependant, la plupart des formations sont proposées à ceux qui sont qualifiés et qui n’en ont pas nécessairement le plus besoin.

L’entreprise a donc un rôle central à jouer pour équilibrer la montée en compétences de ses équipes. À plus long terme, cette démarche se révèle un excellent moyen d’engager et de fidéliser ses collaborateurs.


Agir sur les inégalités femmes-hommes à travers la formation

Les inégalités femmes-hommes se traduisent également dans l’accès à la formation. En effet, les charges domestiques et la parentalité assumées en majeure partie par elles impactent défavorablement leur niveau d’accès à la formation. La crise sanitaire a d’ailleurs jeté une lumière crue sur les contraintes familiales auxquelles elles sont confrontées et qui les empêchent de se dégager suffisamment de temps.


L’importance de la responsabilisation des individus

La crise sanitaire a également fait émerger chez un certain nombre d’actifs le souhait de changer de métier ou d’emploi. Cette démarche est souvent le fruit de réflexions personnelles ou bien à l’issue d’un coaching avec un professionnel, voire d’un bilan de compétences. La crise sanitaire a été pour beaucoup l’occasion de repenser son lien avec son activité professionnelle pour y mettre davantage de sens.


Outre les formations à un nouveau métier, les formations plébiscitées par les salariés concernent pour une bonne part des compétences dites transversales, ou soft skills. 72 % des formations suivies avaient pour objectif d’acquérir davantage d’efficacité au travail. 32 % l’étaient pour se préparer à une prise de responsabilité.


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Pour finir, la formation professionnelle s’impose comme un levier de performance essentiel de toute entreprise. Son impact va bien au-delà de l’acquisition de nouvelles compétences ou connaissances. En effet, à terme, l’entreprise qui met en place des actions de formations stratégiques témoigne de sa volonté de reconnaître la place de chacun comme un vecteur de meilleures performances collectives.

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