De la QVT à la QVCT : les 3 enjeux et actions concrètes de ce changement



La question de la santé mentale au travail s’est plus que jamais imposée dans le débat public et la gestion des ressources humaines. En effet, le bien-être des collaborateurs est un levier déterminant de la performance de l’entreprise. Il s’agit aussi d’une attente forte de la part des collaborateurs avec 53% des salariés qui aimeraient voir leur employeur déployer des programmes en faveur du bien-être.


C’est dans ce contexte que la Qualité de Vie au Travail s’est imposée à l’ordre du jour des entreprises afin de répondre encore plus au besoin de mettre du sens au travail exprimé par de nombreux actifs. Cependant, la démarche de qualité de vie au travail s’est heurtée à l’évolution des modes de travail et a dû évoluer vers une démarche plus globale, la QVCT (Qualité de vie et Conditions de travail).


Au programme de cet article :

✔︎ Qu’est-ce que la QVT ? ✔︎ Pourquoi le passage de la QVT à la QVCT ?

✔︎ Quels sont les enjeux de la QVCT ?

✔︎ Quelles actions mettre en place pour réussir sa démarche QVCT ?


Qu’est-ce que la QVT ?

Éléments de définition

D’après l’ANI de juin 2013, la QVT (Qualité de vie au travail) était définie comme : “les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail et leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci, et qui déterminent la perception de la qualité de vie au travail qui en résulte ».


Concrètement, qu’est-ce que la démarche QVT ?

La démarche QVT ambitionnait quant à elle d’améliorer à la fois la façon de travailler, l’environnement de travail et les évolutions globales des salariés dans l’entreprise. En pratique, cela signifiait agir sur le contenu du travail tout en veillant à l’amélioration des conditions de travail. Le champ d’action pouvait être relativement vaste : égalité femme/homme, équilibre vie privée/vie professionnelle, pénibilité au travail, etc.


Pourquoi le passage de la QVT à la QVCT ?

Les limites de la QVT

Les entreprises ont été nombreuses à ne pas parvenir à se saisir des recommandations permettant d’initier une démarche QVT fructueuse. Cependant, cette nécessité de mieux prendre en compte les risques psychosociaux n’est pas nouvelle. En 2007 déjà, d’après l’INRS, le coût social du stress était estimé entre 2 et 3 milliards d’euros.


Cependant et malgré ce constat, un nombre important d’entreprises se sont alors contentées de mesures superficielles telles que le fameux baby-foot, des cours de yoga, des afterworks, etc. Ces actions n’ont pu produire l’effet escompté dans la mesure où elles n’ont pas été initiées par une réflexion globale sur le bien-être collaborateur.


La crise sanitaire est également passée par là. Elle a permis de mettre en lumière les lacunes et notamment le fait qu’un grand nombre d’entreprises s’était alors contenté de ne proposer que des avantages en nature principalement.


L’émergence de la QVCT

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 9 décembre 2020 a sonné peu à peu le glas de la QVT laissant place à la QVCT. La loi dite santé au travail promulguée en août 2021 consacre le remplacement de l’expression “Qualité de vie au travail” par celle de “Qualité de vie et conditions de travail”. Désormais, la QVCT fait partie des thématiques de négociations obligatoires.


Déconnectée d’une réalité du travail de plus en plus complexe, le changement de nom de la QVT l’ajout du terme "conditions” témoigne d’une volonté d’une approche à 360° du parcours collaborateur.


Afin de bien percevoir le changement à l’œuvre, l’ANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines) rappelait dans un mémo diffusé fin 2021 que la QVCT “concerne les conditions et le contenu du travail.” et non “les avantages décorrélés du travail (babyfoot, etc.)”.


Les trois enjeux de la QVCT ?

La plupart des entreprises s’accordent sur l’importance de proposer un environnement de travail sain afin de garantir la préservation de la santé mentale et faire de ses collaborateurs de véritables leviers de performance.

C’est dans ce contexte-ci que la QVCT s’inscrit et qu’elle présente de véritables enjeux.


Respecter la réglementation en matière de prévention des risques psychosociaux

En plus d’être soumis à l’obligation de prendre soin de la santé physique de ses salariés, l’employeur est également soumis à l’obligation de prendre soin de la santé mentale de ces derniers. (Art. L4121-1 du Code du travail).

La démarche QVCT permet donc d’agir pour améliorer les conditions les conditions de travail et prévenir les risques psychosociaux


Accroître la performance économique de l’entreprise sur le long terme

Initier une démarche QVCT permet de favoriser l’engagement et l’implication des salariés dans leurs missions. À terme, cela agit sensiblement sur la performance globale de l’entreprise.

La démarche QVCT est d’autant plus intéressante qu’elle s’intéresse avant tout aux leviers intrinsèques de l’engagement collaborateur et s’inscrit donc dans une perspective de long terme et durable.


Améliorer l’attractivité de l’entreprise

Les salariés sont de plus en plus sensibles aux questions liées à la quête de sens au travail, la montée en compétences, le tout dans un environnement de travail sain.

À cela s’ajoute un contexte de véritable guerre des talents qui obligent les entreprises à ne plus se contenter de proposer un salaire attractif pour espérer tirer son épingle du jeu.

Inscrire les actions RH de son entreprise dans le cadre d’une démarche de QVCT constitue une feuille de route fiable pour proposer un cadre de travail soucieux de la santé mentale de ses collaborateurs.


Quelles actions mettre en place pour réussir sa démarche QVCT ?

Pour vous aider à réussir au mieux votre démarche QVCT, voici deux pistes d’actions à explorer au niveau de l’entreprise puis au niveau individuel.


Améliorer la QVCT côté entreprise

Voici quelques exemples d’actions possibles pour déployer votre dispositif QVCT :

  • Favoriser une meilleure conciliation vie privée et vie professionnelle en facilitant le recours au télétravail ;

  • Créer des espaces de discussions sur des messageries comme “slack” afin de gagner en fluidité et réactivité lors de travaux d’équipe ;

  • Optimiser l’espace de travail en recourant aux services d’un ergonome ;

  • Favoriser les échanges informels en multipliant les rencontres lors de petits déjeuners, de team-buildings, séminaires, etc.

Améliorer la QVCT côté salarié

En vue d’améliorer la qualité de vie au travail, les entreprises peuvent :

  • Valoriser le travail en effectuant des feedbacks réguliers à chacun ;

  • Inciter chacun à prendre la parole pour s’investir dans les différents projets ;

  • Favoriser l’employabilité et la montée en compétences en mettant en place un véritable plan de gestion de gestion des emplois et parcours professionnels.

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Pour finir, toute entreprise a intérêt à investir du temps, de l’énergie et de l’argent dans une démarche QVCT. En plus d’être en phase avec les attentes sociétales, la QVCT est un excellent levier de motivation, d’engagement et de fidélisation des collaborateurs et par conséquent de croissance à long terme de l’entreprise.

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