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6 actions concrètes pour mieux gérer ses émotions et son stress au travail




La crise sanitaire a accéléré les changements à venir dans le monde du travail. Ces changements sont désormais perceptibles en matière de digitalisation des entreprises, d’organisation du travail ou bien encore d’aspirations des salariés.


C’est dans ce contexte mouvant que les managers ont vu leur rôle évoluer. Plus encore, il est attendu d’eux qu’ils agissent efficacement pour que l’engagement et la performance de l’entreprise demeurent au rendez-vous. Afin de mieux soutenir la croissance des organisations, les compétences émotionnelles et sociales seront sans doute la clé de la réussite des équipes.


En effet, les organisations sont de plus en plus conscientes de la nécessité de prendre en compte les obstacles qui empêchent de s’épanouir dans ses missions. Il est désormais temps de repenser son rapport au travail et véritablement créer une relation saine et constructive avec celui-ci.


Comment mieux gérer son stress et ses émotions et définitivement améliorer son rapport au travail ? Vaste programme, n’est-ce pas ! À la fin de cet article, vous aurez à votre disposition 6 actions concrètes pour que le bien-être au travail ne soit plus jamais une expression vide de sens.


Au programme :

  1. Pourquoi le stress au travail est-il contre-productif ?

  2. Comment améliorer la gestion de ses émotions au travail ?

  3. 6 actions concrètes pour mieux gérer le stress et les émotions au travail

  4. Ce qu’il faut retenir




Pourquoi le stress au travail est-il contre-productif ?

D’où provient le stress au travail ?

D’après l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, le stress au travail intervient lorsqu’il y a un "déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face."


Des effets négatifs sur le long terme

Le stress varie d’une personne à l’autre. Il peut parfois nous procurer de l’énergie, mais aussi la motivation pour faire telle ou telle chose, dans notre vie privée ou bien professionnelle. Il s’agit alors de ce qui nous pousse à agir avec pour finir la satisfaction ressentie une fois l’objectif atteint. C’est pourquoi on parle parfois de stress positif.

Or, faire du stress un moteur de l’action est rarement tenable dans le temps. Le salarié se sent alors de moins en moins capable de réagir face aux difficultés qui se présentent à lui. En outre, il peut alors avoir de plus en plus de mal à se concentrer et à faire preuve d’initiative. Progressivement, le collaborateur vient parfois à perdre confiance en lui.


Les principaux facteurs de stress au travail

Les causes qui influencent le niveau de stress au travail sont multiples. Parmi les facteurs aggravant le stress au travail, on peut citer :

- Le niveau de charge de travail ;

- Le manque de reconnaissance de la part de la hiérarchie ;

- Les rapports entre les individus ;

- Une mauvaise communication ;

- Une course effrénée à la performance.



Comment améliorer la gestion de ses émotions au travail ?

Les émotions sont indissociables de notre personne. Or, ce n’est pas toujours évident de savoir les utiliser dans le cadre professionnel.


Réguler ses émotions en entreprise

Que ce soit dans la vie privée ou professionnelle, gérer ses émotions traduit la capacité d’un individu à se contrôler et à s’adapter à son contexte.

Paradoxalement, il n’est pas non plus question de refouler toutes ces émotions, mais bien de trouver le meilleur équilibre pour bien les gérer pour ne pas risquer d’” exploser ». Ce bon équilibre est essentiel pour les collaborateurs et le manager.

Le manager devra veiller à ce que l’expression des émotions soit possible, mais aussi qu’il puisse alors agir objectivement pour limiter le trop-plein émotionnel des membres de son équipe. Bien souvent, une meilleure gestion des émotions permet de maintenir la motivation et l’implication des collaborateurs de l’entreprise.


Favoriser l’intelligence émotionnelle

L’entreprise est avant tout un lieu dans lequel évoluent des individus. Par conséquent, les émotions ne sauraient être reléguées au second plan. Il est au contraire nécessaire d’inciter les collaborateurs à mieux se connaître et à reconnaître leurs émotions. Il s’agit donc de se servir de celles-ci pour développer sa capacité à prendre des décisions, à être créatif et proactif.

L’intelligence émotionnelle permet donc à la fois d’être plus à l’écoute de ses émotions, mais aussi de communiquer de manière plus fluide et apaisée avec les autres. C’est souvent un préalable indispensable pour mieux travailler tous ensemble.




6 actions concrètes pour mieux gérer le stress et les émotions au travail

Quelle que soit l’activité de votre entreprise, vous ne pouvez pas avoir la maîtrise totale des émotions et du niveau de stress de vos collaborateurs. Cependant, cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas agir dessus.


Nous vous proposons 6 actions concrètes pour gérer efficacement le stress et les émotions pour vraiment créer une relation saine avec votre travail.


Retrouver la maîtrise de son temps

Il est très fréquent de se laisser submerger par les différentes tâches à effectuer tout au long de la journée. Or, tenir un calendrier et un planning équilibrés est indispensable pour recharger les batteries et prendre de nouveau plaisir à réaliser ces missions.


Dans un premier temps, vous pouvez hiérarchiser vos tâches en vous aidant de la matrice d’Eisenhower. Cela vous permettra d’y voir plus clair et de faire le tri entre ce qui est vraiment urgent, ce qui peut être reporté et ce qui ne sert pas votre activité. Vous pouvez également diviser chaque tâche en sous-tâches.


En termes de gestion d’équipe, il est également important de bien estimer le temps dont disposent vos collaborateurs. Dans le même esprit, on veillera à favoriser les communications asynchrones et un temps de réunion limité pour rester efficace.


Accompagner les salariés dans leur évolution à travers des actions de formation

Parmi les éléments qui nuisent au bien-être en entreprise, on peut retrouver le décalage entre les compétences des salariés et les exigences de leur poste de travail. En effet, pour entretenir un rapport apaisé avec son travail, les collaborateurs ont naturellement besoin de sentir qu’ils sont dans une dynamique positive.


En toute logique, sentir que son niveau d’employabilité diminue à mesure que son poste évolue conduit inévitablement à se dévaloriser. C’est pourquoi, après avoir identifié les évolutions de son secteur d’activité, l’entreprise peut accompagner la montée en compétences de ses collaborateurs grâce à des actions de formation ciblées et cohérentes.


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Pratiquer la communication non violente au travail

Communiquer de façon bienveillante n’est généralement pas une compétence innée. Il s’agit de parvenir à développer à communiquer sur une difficulté sans augmenter les tensions autour de celle-ci et le cas échéant, résoudre le problème né de cette difficulté.


Pratiquer la communication non violente au travail est un processus en quatre étapes :

- Observer les faits ;

- Parvenir à exprimer les sentiments éprouvés ;

- Reformuler les besoins qui en découlent ;

- Exprimer clairement sa demande.


La communication non violente au travail présente plusieurs avantages. Elle permet d’agir de façon alignée avec ses besoins et principes. Quant à l’interlocuteur, il dispose d’une information neutre qu’il lui sera plus simple à traiter.


Pratiquer la communication non violente permet donc d’accroître l’empathie et le respect entre les individus et ainsi d’inscrire leurs actions dans une dynamique positive et ambitieuse.


Fédérer ses collaborateurs en s’engageant dans une politique de responsabilité sociétale

La RSE (Responsabilité Sociétale des entreprises) est désormais un enjeu fondamental de la rétention des talents. Il s’agit de veiller à mieux prendre en compte les préoccupations des individus en matière sociétale, environnementale et économique.


Partant de ce postulat, on comprend aisément comment la RSE peut favoriser l’engagement des salariés. Ces derniers attendent de leur entreprise qu’elle se mobilise sur des sujets qui les touchent à titre personnel. Une politique de RSE cohérente et qui fait écho auprès des collaborateurs contribue à améliorer leur productivité, la qualité et les conditions de vie au travail. De la même manière, travailler dans une entreprise dont on partage l’engagement et les valeurs réduit significativement le stress au travail, le turn-over, les arrêts maladie, etc.


Identifier les signes du mal-être au travail

Le mal-être au travail ne doit pas être pris à la légère. De nombreux signaux physiques et psychiques sont à prendre en compte :

- Douleurs musculaires ;

- Troubles intestinaux ;

- Consommation excessive d’alcool ou de tabac ;

- Anxiété ;

- Troubles du sommeil ;

- Pensées suicidaires…


Conformément à l’article L4121-1 du Code du Travail, l’employeur est tenu de veiller à la bonne santé mentale et physique de ses salariés. Sa responsabilité civile et pénale pourra être engagée en cas de manquement à cette obligation.


Veiller à reconnaître le travail des membres de son équipe

Il est dans la nature même des individus de rechercher la reconnaissance de ses pairs. Le monde du travail n’échappe pas à la règle. Être reconnu dans son travail agit sur le degré de bonheur et le sentiment d’appartenance au groupe.


De façon plus ou moins consciente, les managers peuvent manquer de faire preuve de reconnaissance à l’égard du travail de leurs collaborateurs. Outre la formation du management sur le sujet, il est donc important de mettre en place des actions permettant de travailler l’estime de soi afin de décorréler celles-ci des marques de reconnaissance.


Enfin, lors des retours faits sur le travail de vos collaborateurs, il est important d’adopter une posture objective pour que la critique soit accueillie de façon constructive.





Ce qu’il faut retenir

On a longtemps considéré que le stress pouvait avoir un impact positif sur la productivité des collaborateurs. Or, cette stratégie s’avère peu efficace sur le long terme. A contrario, il est bien plus pertinent d’accompagner ses collaborateurs dans une meilleure gestion de leurs émotions pour qu’ils adoptent un rapport sain avec leur travail.


C’est aussi une stratégie gagnante pour l’entreprise à l’heure où performance et rétention des talents sont plus que jamais à l’ordre du jour.


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